Anciennes croyances sociales des Berzerî
Ce court texte porte sur certaines croyances et certains tabous qui distinguaient le babik Berzerî de la tribu Miran, tels qu'ils ont été consignés par le Dr Ali Salih Mirani dans The History of the Miran Tribe and its Social and Political Role.
La citation
La superstition et le pessimisme à l'égard de certaines choses n'étaient pas communs à toute la société pastorale Mirani ; chaque babik avait ses propres tabous. Le babik Berzerî évitait trois choses jusqu'à une époque récente :
- faire bouillir le blé pour le transformer en boulgour
- laisser les hommes sortir des limites des tentes le vendredi
- porter les chaussettes réservées à la prière, considérées comme porteuses de malheur ; ils disaient : « Lê me naye / cela ne nous convient pas ».
Trois tabous, trois souvenirs
Ces tabous ne concernaient pas tous les Miran, mais étaient propres au babik Berzerî : chaque babik avait son « tabou », comme une empreinte culturelle.
- Boulgour : sa préparation était considérée comme de mauvais augure ; les Berzerî en mangeaient grâce aux voisins d'autres babiks qui le préparaient.
- Vendredi : sortir des tentes pour s'occuper de ses affaires était considéré comme un mauvais présage.
- Chaussettes de prière : les porter était censé attirer malheur et danger imminent.
Où sont passées ces croyances ?
Avec la sédentarisation dans les villes et les villages et un autre mode de vie, la plupart de ces croyances se sont effacées. Certaines survivent dans les récits des anciens ; d'autres ne sont plus mentionnées que dans les livres et les mémoires.
Une note légère
Puisque la mémoire familiale permet aussi un peu d'humour, les membres mariés de la famille pourraient peut-être faire revivre la croyance selon laquelle il faut rester à la maison le vendredi, mais cette fois dans leurs propres maisons.